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Zéro alcool avant, pendant et après la grossesse

Publié le 10/09/2012

L'ARS de Haute-Normandie se mobilise à l'occasion de la journée de sensibilisation internationale sur les troubles causés par l'alcoolisation foetale (TCAF) du 9 septembre 2012.


Pourquoi l’ARS se mobilise-t-elle ?


Les TCAF sont un véritable enjeu de santé publique et appellent une prise de conscience collective des haut-normands

    ils sont directement liés aux pratiques de consommation régionale, alors que le Projet régional de santé 2012-2017 établi par l’ARS reconnaît l’alcool et les addictions comme une priorité ;
    ils touchent des publics spécifiques et fragiles : la femme enceinte, l’enfant à naître ;
    ils sont 100% évitables.

Dans le prolongement des actions déjà menées, l'ARS souhaite avancer encore en développant la prévention et l’accompagnement des personnes concernées.

Objectif : zéro alcool pendant la grossesse


Le risque d’atteinte du foetus est en général lié à la dose et à la durée de l’imprégnation maternelle, mais mère et enfant n’ont pas la même tolérance à l’alcool. En recherche clinique, les premières anomalies sont visibles à partir d’une consommation régulière de 2 verres d’alcool par jour. Cela ne signifie pas qu’aucune toxicité n’existe en dessous de cette consommation et il est impossible de déterminer un seuil en dessous duquel la prise d’alcool de la femme enceinte n’a pas de conséquence sur la santé du foetus.

Ainsi, selon le principe de précaution, il est recommandé de s’abstenir de toute consommation d’alcool dès le début de leur grossesse et pendant toute sa durée. Cette recommandation vaut pour toutes les occasions de consommation, qu'elles soient quotidiennes ou ponctuelles, même festives.

L'ARS de Haute-Normandie insiste particulièrement sur un enjeu complémentaire :
  • la femme enceinte ne doit pas être la seule responsable de l'application des ces recommandations ;
  • en cas de difficultés, elle doit être aidée et non pas jugée coupable et stigmatisée.

Ainsi :
  • Le message s'adresse aussi à l'entourage familial, social, professionnel : ne proposez pas d'alcool à une femme enceinte ou qui allaite.
  • Il n'est jamais trop tard pour arrêter : pour les spécialistes, l’arrêt de la consommation d’alcool à n’importe quel moment de la grossesse entraîne l’arrêt de ses méfaits sur le foetus.
  • En cas de difficultés à appliquer le « zéro alcool », il existe des accompagnements spécialisés et individualisés pour vous apporter de l'aide : ce sont notamment les CSAPA (centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie) qui offrent une prise en charge gratuite et, si vous le souhaitez, anonyme.

Qu’est-ce que les troubles causés par l’alcoolisation foetale ?


A l'occasion de la journée internationale du 9 septembre, l'ARS de Haute-Normandie souhaite rappeler l'importance de la problématique des troubles causés par l’alcoolisation foetale dans notre région et apporter un nouvel élan dans la mobilisation des acteurs locaux.

Une consommation, même ponctuelle ou modérée, d’alcool pendant la grossesse n’est pas anodine et peut entraîner des risques importants pour l’enfant à naître. L’alcool passe du sang maternel vers le sang du foetus, au travers du placenta. Lorsqu’une femme enceinte boit un verre, il y a donc rapidement autant d’alcool dans le sang de son bébé que dans le sien.

Les effets de l’alcool sur l’embryon et le foetus sont nombreux : complications durant la grossesse (retard de croissance du foetus, accouchement prématuré), atteintes au système nerveux et au cerveau ainsi que des troubles psychiques ou du comportement chez l’enfant exposé, tels que les troubles d’apprentissages, de la mémorisation, de l’abstraction, de l’attention… L'alcoolisation foetale est ainsi la première cause non génétique de handicap mental chez l'enfant.

Le syndrome d’alcoolisation foetale (SAF) constitue l’atteinte la plus grave de l’exposition prénatale à l’alcool. D’après l’expertise collective de l’Inserm intitulée « Alcool, effets sur la santé » (2001), 700 à 3 000 enfants seraient touchés par un SAF grave en France.

66 naissances seraient concernées en Haute-Normandie chaque année.

Source : ARS Haute-Normandie


S'informer


Le site internet : http://www.alcoolinfoservice.fr/
La ligne téléphonique : 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local)